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"Kitaro le repoussant", une série de mangas de Shigeru Mizuki

Titre :  Kitaro le repoussant
Auteur : Shigeru Mizuki
Nombre de pages : ~ 200

Localisation : Médiathèque de la Vieille-Île (2ème étage - BD)
Cote : MANGA KIT

Résumé

Pour parasiter une époque obnubilée par la modernité, rien de tel qu'un dépoussiérage des vieux mythes et Légendes. Voila comment, Kitaro le repoussant, petit fantôme désabusé par la nature humaine, a conquis une société japonaise noyée dans la lumière.

Dans chacune des histoires courte de cette épopée culte, l'embarras des hommes à décrypter le monde y éclate, la réalité se joue de leur ignorance comme de leur arrogance par l'entremise des yokaïs, ce petits êtres de fantasmes et de mystères qui habitent en toutes choses et qui sont si chers au folklore japonais....


L'avis du bibliothécaire :

Publiées entre 1959 et 1971 dans Shônen magazine, les aventures de Kitaro le repoussant (Ge Ge Ge no Kitaro en japonais) nous plongent dans le folklore japonais, plus particulièrement, celui des monstres et des démons : les yôkai. Très populaire auprès des enfants japonais, ce manga a été adapté 7 fois en série télévisée (notamment par Isao Takahata), 2 fois en film et de nombreuses fois en jeux vidéo.

L’auteur, Shigeru Mizuki, était un des grands fondateurs du manga d’horreur, en se faisant une spécialité des fantômes et des monstres japonais. Sa carrière de mangaka a été consacrée à l’étude des traditions populaires, des monstres et des démons ; non seulement au Japon mais aussi à travers le monde. Ses recherches l’ont notamment amené à voyager jusqu’au Brésil.

Pourquoi lire Kitaro le repoussant ?

Premièrement, parce que ce manga est beau. Le trait de l’auteur est particulier et ne ressemble pas aux mangas que l’on peut lire habituellement. Ceci est sans doute dû au handicap de Shigeru Mizuki. Il a perdu un bras pendant la guerre et a dû apprendre à dessiner avec l’autre. Le traitement des décors est également remarquable et donne à voir une multitude de détails. La qualité du trait s’affine au fil des volumes et s’enrichit de pleines pages et de doubles pages, comme dans L’ébouleur (tome 10).

Ensuite, parce que ce manga nous permet d’entrer facilement dans le folklore japonais, en nous présentant toute une galerie de monstres que l’on pourrait comparer au Graoully, à la bête du Gévaudan ou encore aux fées et aux lutins. Ainsi, vous ferez la connaissance des tengus, des kappas ou encore des tsuchigumo.

La galerie de personnages, que ce soit les adversaires de Kitaro ou ses compagnons de routes, comme Ratichon qui ne s’est pas lavé depuis des siècles ou Coton Volant, un morceau de coton géant… volant, sont attachants. Chacun a son petit caractère suffisamment travaillé pour le rendre adorable ou détestable.

Enfin, les aventures des Kitaro et de son papa (un œil sur pattes !) sont clairement rocambolesques et vous feront voyager à travers tout l’archipel du Japon ! L’auteur ne ménage pas son héros. De l’histoire du voleur d’âmes au calmar géant en passant par le démon renard à neuf queues, Kitaro et les humains qu’il protège avec bienveillance ne sont pas épargnés. Aucune raison de se priver de cette lecture donc.

Constituées en histoires courtes compilées en 11 volumes, les aventures de Kitaro le repoussant peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.

Pour celles et ceux qui auraient déjà lu Kitaro le repoussant et qui aimeraient en découvrir davantage sur son auteur, n’hésitez pas à lire NonNonBâ, dans lequel Shigeru Mizuki nous raconte son éducation au folklore japonais ou encore Opération mort, une sorte de journal décrivant le quotidien de Mizuki pendant la seconde guerre mondiale.